Katie says goodbye : LA révélation du festival s’appelle Olivia Cooke

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Actrice britannique vue notamment dans la série “Bates Motel”, Olivia Cooke, 24 ans, était dans tous les esprits à l’issue de la projection de “Katie says goodbye”, en compétition du 43e festival du cinéma américain de Deauville, jeudi après-midi. Dommage qu’elle n’était pas présente dans la salle.

 

Jolie comme un coeur, avec des yeux immenses hyperexpressifs, à l’écran, elle donne vie au personnage titre, tout à fait hors norme : une jeune serveuse dans un “diner” perdu au milieu de la campagne désertique du sud ouest américain se prostitue dans le but de collecter suffisamment d’argent pour partir vivre à San Francisco avec sa mère. Elle tombe amoureuse d’un repris de justice qui vient de débarquer. Malheureusement, Katie va se retrouver aspirée dans un engrenage pervers.

 

On devine le plaisir sadique du réalisateur et scénariste, Wayne Roberts, dont c’est ici le premier film, à concocter une mécanique narrative impitoyable censée conduire la protagoniste à sa perte.

Naïve, Katie l’est indéniablement. Mais, elle possède cette noblesse du coeur de faire intrinsèquement confiance en son prochain. Lumineuse et naturellement optimiste, elle agit pour le bien de ceux qu’elle aime. Et le fait de coucher avec à peu près tout le monde (y compris le shérif!) contre de l’argent dans le but d’offrir une vie meilleure à sa mère et à elle-même, ne lui apparaît aucunement problématique. Sauf que la nature humaine est cruelle et, comme dans les contes, l’agneau se trouve à la merci des loups. En l’occurrence des hommes qui pour la plupart ne la considère que comme un objet sexuel mais aussi des femmes qui n’hésitent pas à abuser de sa générosité pour leur profit personnel.

 

La prestation d’Olivia Cooke en jeune femme qui s’efforce de se maintenir au-dessus de la mêlée, alors même qu’elle est victime de son environnement,  est bouleversante.

Le réalisateur a nié toute portée christique ou biblique dans le personnage, néanmoins il est indéniable que Katie dans son attitude autosacrificielle, évoque une sorte de martyre souillée, dépouillée, trahie et néanmoins surtout pas vaincue.

 

La mise en scène est ample et inspirée, le malaise progresse crescendo, avec des espaces qui permettent au spectateur de décompresser. Après s’être fait remarqué en incarnant de façon convaincante un sociopathe dans un autre film présenté en compétition (”Sweet Virginia“), Christopher Abbott, présent à Deauville, enchaîne ici dans un rôle quasi mutique avec cette puissance physique qui semble le caractériser.

 

Un film coup de coeur qui mérite tous les éloges. Sortie en salles le 3 janvier 2018.



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