“Gook” de Justin Chon : dénonciation efficace du racisme ordinaire

Gook

 

Autre coup de coeur de cette 43e édition du festival du cinéma américain de Deauville, “Gook”, de Justin Chon traite avec subtilité et efficacité du racisme latent à l’encontre des Américains d’origine asiatiques, y compris entre minorités. Le film explique que le terme Gook est de l’argot américain pour désigner les Américains d’origine asiatique.

 

Le réalisateur (lui-même d’origine coréenne), qui interprète l’un des personnages principaux, raconte le quotidien difficile (économiquement et socialement) de deux frangins qui ont repris la boutique de chaussures de leurs parents dans un quartier populaire de Los Angeles (Paramount) et aspirent à une autre vie. Le film se déroule sur une journée et coïncide avec le déclenchement des terribles émeutes en 1992 à South Central.

 

L’atout charme de ce deuxième long-métrage réside dans les rapports fraternels entre les deux personnage principaux et une petite fille noire, Kamila (interprétée par la pétillante Simone Baker), qui se révèle être la véritable héroïne. Sans trop déflorer l’intrigue, la jeune adolescente au charisme remarquable porte les valeurs qui donnent foi en l’humanité : honnêteté, sincérité et innocence. Malgré les mises en garde de son grand-frère et de sa grande soeur, elle considère les deux frangins asiatiques comme sa propre famille, sans faire cas de la couleur de leur peau ni de leurs origines.

 

Le film qui évolue en grande partie sur le ton de la comédie sociale bascule dans le pur drame dans sa dernière partie, suscitant un réel impact émotionnel chez le spectateur. Aucune date de sortie en salles n’est malheureusement prévue.



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