Première. “War Dogs” : Duo sympathique et discours antimilitariste plutôt efficace

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Jonah Hill et Miles Teller, la nouvelle génération de Hollywood. Le festival de Deauville aurait pu leur décerner son fameux prix Nouvel Hollywood. Le premier tout en rondeur, avec un regard bleu ultraexpressif et une énergie débordante a éclaté sur la scène internationale avec sa prestation aux côtés de son pote Leonardo DiCaprio dan “Le Loup de Wall Street”. Le second a dévoilé un talent de performer physique dans Whiplash, grand prix du festival en 2014, réalisé par Damien Chazelle.

Le réalisateur de “Very Bad Trip”, Todd Philipps, a eu a bonne idée de les réunir dans “War Dogs”, une histoire, comme de plus en plus souvent à Hollywood, inspirée d’une histoire vraie : à savoir celle de deux jeunes Américains, d’une vingtaine d’années, Efraim Diveroli et David Packouz, installés en Floride qui s’improvisent marchands d’armes auprès du Gouvernement. On aurait pu craindre un pamphlet antimilitariste moralisateur filmé comme un clip vidéo géant, vu en plus que le film se déroule depuis Miami, en Floride. Le résultat est plutôt convaincant et le message passe, sans forcer.

Les scénaristes et le réalisateur ont privilégié l’histoire d’amitié entre ces deux jeunes au tempérament diamétralement opposé mais attirés par le même appât : celui de se faire beaucoup d’argent relativement facilement. Un thème que l’on retrouve dans d’autres films de la sélection, notamment “Teenage Cocktail”.

L’histoire est tirée d’un article paru dans le magazine Rolling Stones. La fin est prévisible mais ce n’est pas gênant, car tout l’intérêt du film porte sur la relation d’amitié entre les deux jeunes, relation qui s’effrite petit à petit sous le poids des dollars qui s’amoncellent.

La mise en scène est relativement classique, avec l’éternelle introduction qui s’interrompt sur une scène dramatique, suivie d’un retour en arrière pour expliquer comment on en est arrivé là. On se demande pourquoi tout le monde applique cette recette actuellement à Hollywood.

En tout cas la bande originale qui fait appel à des pointures de styles différents, de Leonard Cohen à Aerosmith en passant par Pink Floyd, Dean Martin, UB 40, 50 Cents, etc. est une tuerie! Au moins, vous pouvez acheter le disque.



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