Première. “Au dessus des lois” : histoire de se marrer

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«J’ai voulu faire “French Connection” comme si elle était jouée par les Marx Brothers.» Le réalisateur britannique John Michael McDonagh ( à qui l’on doit le très sombre et sérieux “Calvary” sur les dernières heures d’un prêtre irlandais accusé de pédophilie) a présenté en ces termes son nouveau long métrage, jeudi 8 septembre à Deauville.

Il était entouré de ses deux comédiens principaux, aussi déjantés que son film : le grand blond Alexander Skarsgard et le petit brun Michael Peña. Tous deux incarnent un drôle de duo de flics intrépides et politiquement incorrect qui s’entendent comme deux larrons en foire. Comme l’a expliqué le fils de Stellan Skarsgard a Deauville : «Habituellement dans les “buddy cops movies” (comprendre les films mettant en scène un duo de flics amis, comme dans “Deux flics à Miami” ou “L’Arme fatale”, NDLR), il y a toujours le chien fou et le moraliste. Ici, c’était rafraîchissant de lire une histoire sur une mauvais flic et son collègue qui est encore pire!»

L’intrigue est parfaitement secondaire et prétexte à des situations et à des dialogues le plus souvent décalés, avec un sens du second degré qui ne manque pas de faire sourire voire éclater de rire. Ces bad boys, corrompus, qui se fichent de tout en apparence se révèlent en fait être des vrais gentils quand il s’agit de prendre la cause de la veuve et de l’orphelin. C’est dommage, il aurait été tellement plus jouissif d’en faire de véritables salopards, drôles et méchants. Mais ne boudons pas notre plaisir, d’autant que la mise en scène est bien fichue.



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