Hommage à Daniel Radcliffe : «Harry Potter a été quelque chose d’extraordinaire»

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La star de Harry Potter présentait en avant première le thriller “Imperium” de Daniel Ragussis, dans lequel il joue un agent du FBI infiltré dans un groupe de fascistes américains qui menacent d’organiser un attentat à l’arme chimique.

 

Comment vous êtes vous documenté pour incarner votre personnage d’infiltré dans un groupe fasciste pour “Imperium”?

Le fait d’avoir Mike German, l’agent du FBI dont l’expérience a inspiré le sujet du film, de pouvoir lui parler, de l’utiliser comme ressource, a été incroyable. Grâce à lui j’ai découvert combien son travail était difficile, et de façon surprenante, les effets négatifs que cela peut avoir sur sa carrière. Alors que je pensais qu’être infiltré était une des choses les plus courageuse que l’on pouvait faire et que cela méritait d’être reconnu et donne lieu à une promotion, j’ai découvert que ce n’était pas le cas. La littérature, Internet nous donnent une bonne idée de la manière dont ces personnes pensent et s’adressent les unes aux autres.

 

Après la saga Harry Potter, avez-vous eu peur d’être catalogué dans un type de rôle? Comment avez-vous réussi à rebondir?

J’étais inquiet car je ne savais pas ce qui allait se passer. Mais très vite j’ai découvert que si la moitié des gens dans l’industrie du cinéma continuerait à me voir uniquement comme Harry Potter, l’autre moitié aurait une envie de dire : ce serait amusant de voir ce qu’il peut faire d’autre. Beaucoup de réalisateurs aiment l’idée d’être celui qui m’a réinventé. Je sais que John Krokidas (réalisateur d’”Obsessions meurtrières”) aime particulièrement cette idée. Certains sont enthousiastes à l’idée de vous donner l’opportunité de montrer quelque chose de différent. Il suffit de saisir ces occasion, le plus possible. Je vois “Harry Potter” comme quelque chose d’extraordinaire qui m’a donné un début de carrière fantastique. Après, il fallait que je recommence à zéro et que je réfléchisse à la carrière que je souhaitais embrasser, en fonction de ce que j’aime faire. J’ai été très chanceux avec les projets que j’ai réalisé. Cela fait six ans que l’aventure Harry Potter s’est terminée, et j’ai été chanceux par la manière dont les choses se sont déroulées pour moi. Si on m’avait offert cette carrière quand j’avais 19 ou 20 ans, je vous l’aurais arrachée des mains.

 

Le festival vous rend hommage à travers le prix Nouvel Hollywood, or on vous connaît depuis longtemps. Est-ce une façon de rendre hommage à la façon dont vous avez su rebondir dans votre carrière?

Quand j’ai entendu la catégorie de ce prix, j’ai été très surpris. J’étais jaloux de certains de mes amis acteurs, comme Dane DeHaan dans “Obsessions meurtrières” ou même James McAvoy, quand il a reçu son prix de révélation anglaise. Je me suis dit, mince, jamais je ne recevrai un tel prix car les gens sont habitués à moi vu que je suis là depuis longtemps. Et lorsque j’ai démarré, je considère que je n’étais pas un bon acteur et que je ne méritais pas un tel prix. Cet hommage ici à Deauville, je le prends comme une reconnaissance de mon travail dans “Harry Potter” mais dans les films que j’ai fait depuis. Cela me laisse penser que je suis sur la bonne voie et qu’il faut que je continue. Quant au fait d’avoir mon nom sur une des cabines à côté de tous ces grands noms d’acteurs et de réalisateurs, cela ne pourra jamais être quelque chose de normal à mes yeux.

 

Avez-vous eu des cauchemars lorsque vous avez interprété votre rôle d’infiltré dans un milieu fasciste pour “Imperium”?

Non, mais on a eu des choses étranges pendant le tournage. Nous étions une équipe relativement réduite et dans la scène de la manifestation pro race blanche, les gens qui étaient là ne voyaient pas nécessairement qu’il y avait une caméra qui tournait. Ils voyaient des types avec des cagoules arborant des banderoles. Des voitures avec à bord des noirs américains roulaient à côté de nous et se demandaient ce qu’il se passait avec ces skin heads. On a dû leur expliquer qu’on ne partageait aucune de ces idées et que c’était pour un film. Jouer la comédie, c’est une chose, mais on sait que ces mots ont un sens et qu’ils sont très déplaisants à prononcer.

 

Dédiez-vous ce film à Donald Trump?

Je ne dédie rien à Donald Trump!

 

Comment choisissez-vous vos films entre grosses productions hollywoodiennes et petites productions plus complexes?

Cela dépend de ce qui m’attire dans les scénarios. J’ai la chance d’être dans une position, que peu d’acteurs ont, de pouvoir dire non à certaines propositions. J’ai beaucoup de choix dans ma carrière aujourd’hui. J’adore faire des blockbusters, c’est très fun. On me pose souvent la question si je préfère faire des films indépendants ou des gros blockbusters comme si réaliser un blockbuster était super facile à faire et que tout le monde en faisait à tout moment. Ce n’est pas vrai. Mais globalement, là où le scénario est le plus intéressant et là où les gens prennent le plus de risques, c’est dans le cinéma inventif. Et c’est ce cinéma qui m’intéresse le plus aujourd’hui.

 

 

Hommage à Daniel Radcliffe par Clémence Poesy : “Une énergie insatiable et une politesse charmante”

 

Vendredi 9 septembre, le comédien britannique, Daniel Radcliffe a reçu le prix Nouvel Hollywood des mains de la comédienne Clémence Poesy, sa partenaire dans la saga Harry Potter, qui lui a rendu hommage.

 

«Quand j’ai rencontré Daniel, il y a un peu plus de dix ans, j’ai été admirative de sa curiosité sur la manière dont sont fabriqués les films. Il était très jeune à l’époque. Il engageait la conversation avec tout le monde, les acteurs, techniciens, producteurs sur le plateau, à propos de leur savoir faire, du processus. Il avait une énergie insatiable et une politesse charmante, ce qui le rendait irrésistible. Je m’étais posé la question : où est-ce que tout cela allait l’emmener?

Il était fascinant de voir tout le travail qu’il engageait dans chacune de ses nouvelles aventures, combien il n’avait pas peur d’aller, sans condition, là où personne ne l’attend. Et de voir sa passion pour tout, y compris pour la musique. Je me souviens de plusieurs matins où on entendait de la musique très très forte, pendant le maquillage, ce qui nous donnait un petit coup de vieux au passage. Je me souviens combien il aimait le cinéma et la littérature, à un si jeune âge.

Je me trouvais dans un cinéma à Londres il y a quelques semaines et j’ai vu cette bande annonce d’un film complètement fou. Cela m’a demandé un certain temps avant de réaliser que c’était Daniel sur l’écran, à côté de Paul Dano. Je me suis dit que ce serait génial pour nous tous de continuer à le suivre dans toutes ses aventures extraordinaires.»



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