Diane Rouxel, comédienne, membre du jury Révélation : «C’est l’émotion d’abord»

 

Crédit Dominique Saint
Crédit Dominique Saint

 

Révélée dans “The Smell of Us” de Larry Clark puis “La Tête haute”, d’Emmanuelle Bercot, la jeune comédienne Diane Rouxel est actuellement membre du jury Révélation présidé par Audrey Pulvar, au festival du cinéma américain de Deauville.

 

Vous étiez membre du jury des courts métrages au dernier festival du film romantique de Cabourg, que retenez-vous de cette expérience?

C’était génial, et j’étais contente qu’on me repropose d’être jurée, c’est quelque chose que j’adore.

 

Quelles différences entre les deux festivals?

Les deux sont détendus. On s’entend très bien entre les membres du jury, comme à Cabourg. Les films sont bien. On discute beaucoup entre nous. A cabourg, c’était différent car cela ne durait qu’une journée, on n’a eu que deux heures de projection. Là c’est beaucoup plus intense.

 

Chaque jour, vous vous réunissez pour discuter des films?

On n’a pas encore fait de réunion mais on ne parle que de ça en fait. A la fin de chaque film on demande qui a aimé.

 

Que vous évoque Deauville en dehors du festival?

J’ai beaucoup de copains qui y vont souvent. Je n’y étais jamais allée avant. Ce que cela m’évoque… le Débarquement, peut être? (sourire)

 

Avez-vous le temps de découvrir la région?

Je suis là depuis quatre jours donc pas vraiment, mais je suis allée me promener sur la plage et je me suis baladée dans le centre-ville.

 

Avez-vous trouvé de bonnes adresses?

Pas encore. J’ai bu un café dans le centre, je ne sais plus où, qui était très sympa. Je trouve l’ambiance agréable. Ce soir, on va dîner à Trouville.

 

Avez-vous un lien avec ce festival?

Le film de Larry Clark dans lequel j’ai joué, “The Smell of Us” a été projeté à ce festival il y a deux ans. Je ne pouvais pas y aller. Larry y était.

 

Quand vous jugez un film, que regardez vous en priorité?

En général, c’est plutôt au coup de coeur, le film qui m’a le plus émue, ou le plus fait réagir, celui auquel je pense le plus le lendemain.

 

Là vous devez chercher une révélation?

Oui, c’est vraiment le film qu’on préfère et c’est ce qui est difficile. Ce n’est pas la meilleure mise en scène ou autre chose. On peut trouver le sujet génial, mais la mise en scène est moins bien. Il s’agit de trouver la balance entre tout ça. Si j’ai eu envie de pleurer quinze fois ou si j’ai rigolé autant, c’est d’abord l’émotion.

 

Quels films américains figurent dans votre panthéon?

Les premiers qui me viennent en tête : “Pulp Fiction”, “Lost in Translation” qui est un de mes films préférés. “Kids” ou “Another Day in Paradise” de Larry Clark. C’est grâce à Larry que j’ai commencé à m’intéresser au cinéma indépendant américain. C’est le premier contact que j’ai eu.

 

"The Smell of Us", de Larry Clark.
"The Smell of Us", de Larry Clark.

 

Qu’avez-vous appris de Larry Clark?

Tout, c’est le premier film que j’ai tourné. Il y a pas mal d’improvisation dans sa manière de faire du cinéma, c’est très spontané. Les choses ne sont pas bloquées.

 

Etes vous naturellement à l’aise pour l’improvisation?

Oui, ça va. Cela dépend des acteurs avec qui on joue et de la situation. Cela dépend de plein de facteurs.

 

Ce film vous a-t-il ouvert d’autres portes vers le cinéma américain?

Non… Avec ce film, un réalisateur français m’a proposé de jouer dans The Mouth, un court métrage à New York, en anglais. Je joue une beat boxeuse française qui arrive à New York. On peut le trouver sur Internet.

 

Stanley Tucci, Michael Moore, James Franco, duquel vous sentez-vous la plus proche?

Celui que je connais le plus c’est James Franco car il est plus de ma génération. J’ai vu plein de films dans lesquels il a joué. “In Dubious Battle” est le premier film qu’il a réalisé que je voyais. J’aime beaucoup Steinbeck. Cela m’intriguait. Je trouve qu’il a bien réussi à retranscrire l’ambiance des livres de Steinbeck.

 

 

Crédit Dominique Saint
Crédit Dominique Saint

 

Entre voir un film américain et un film français, vous choisiriez quoi?

C’et difficile. Il n’y a pas beaucoup de films indépendants américains qui sortent à Paris. Du coup, je vois plus de films français. Je vais aussi voir des gros blockbusters américains qui me font marrer. Ca ne me déplairait pas de jouer dans un.

 

Quels sont vos projets de films?

J’ai tourné Moka sorti il y a deux semaines. J’ai tourné “Les Garçons sauvages” de Bertrand Mandico qui va sortir au cours de l’année. C’est une bande de jeunes garçons qui commettent un crime abominable en groupe et sont pris en main par un capitaine de bateau censé les remettre sur le droit chemin.

 

Vous jouez quel rôle?

Je joue un garçon. Cela demande un petit peu de préparation. C’est dans l’attitude, avec le corps surtout. Je joue un garçon nonchalant.

 

Déjà dans “La Tête Haute” vous jouiez un garçon manqué…

Là, ce n’est pas le même style (sourire).

 

Vos prochains films?

J’en ai plusieurs, sans doute au printemps prochain. Un de Hélène Fillières, avec Lambert Wilson où je tiendrai le premier rôle. Ensuite, un film de Margot Bonhomme, premier film. Elle a longtemps été chef opérateur. J’ai un premier rôle. Enfin, un film avec Sylvain Labrosse qui a fait pas mal de courts-métrages qui sont très bien et ce sera son premier long.



Laisser un commentaire

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image