Compétition. “Transfiguration” : Une relecture séduisante du vampirisme

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Premier long-métrage de Michael O’Shea, cinéaste originaire du Queens, “Transfiguration” s’efforce de revisiter le mythe du vampire avec une dimension politique et sociale relativement originale.

 

Le protagoniste est un adolescent solitaire de quatorze ans, Milos, qui vit seul avec son grand frère, un vétéran de la guerre au Moyen-Orient (sans trop de précision) qui vit cloitré sur son canapé. Milos se révèle très vite être un vampire, dans le sens où, régulièrement, il ressent le besoin vital de boire du sang.

Ses victimes étant des anonymes choisis au hasard de ses déambulations dans son quartier de Park Arrow, à New York. Un jour, une nouvelle voisine fait son apparition, Sophie, adolescente aussi jolie que paumée. Elle se prend d’amitié pour Milos avant de tomber amoureuse de lui. Peu à peu, Milos va prendre conscience de la dangerosité de sa condition.

 

Réalisé avec un budget modeste, “Transfiguration” est à la fois une histoire d’amour pure et innocente, le portrait d’un monstre à l’affût et une parabole de la société capitaliste américaine où le consumérisme à outrance peut être ressenti comme de la prédation légalisée. Les deux jeunes comédiens, Eric Ruffin et Chloe Levine, sont justes et émouvants. On regrettera l’emploi d’une bande son, comme souvent, bien trop présente et redondante avec les images ainsi que les explications finales parfaitement inutiles, preuve d’un manque de confiance du réalisateur envers l’intelligence des spectateurs que nous sommes.

 



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