Compétition. “Christine” : A voir pour la prestation de Rebecca Hall

 

"Chistine", d'Antonio Campos.
"Chistine", d'Antonio Campos.

Comme l’annonce clairement le titre, le sujet central du troisième film d’Antonio Campos, “Christine”, présenté en compétition à Deauville, est moins le fonctionnement d’une petite chaîne de télévision locale, à Saratosa, Floride, en 1974, que le portrait d’une femme de 29 ans en proie à un profond malêtre existentiel.

 

Christine, interprétée avec une formidable générosité par la comédienne britannique, Rebecca Hall, est en apparence une journaliste dévouée à son travail avec une éthique professionnelle inébranlable. Elle est la première à s’opposer au rédacteur en chef lorsqu’il pousse son équipe à faire dans le sensationnel dans le but d’augmenter les parts d’audience. Mais, au fur et à mesure que le film avance, on découvre qu’il ne s’agit que d’une façade dissimulant une femme névrosée qui a la trouille. Notamment de rater sa vie et de rester seule jusqu’à la fin de ses jours.

 

Si le soin apporté à la reconstitution des coulisses et des moyens techniques d’une rédaction de télévision dans les années 70 est admirable, il n’est pas ici question d’un remake de “Netword” de Sidney Lumet qui reste, avec “Révélation” de Michael Mann, des références dans le genre. Non, le véritable intérêt du film porte sur la résolution de l’énigme que l’on a grand plaisir à suivre en direct, quel mal intérieur ronge donc Christine?

 



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