Compétition. “Brooklyn Village” : Une belle histoire d’amitié tout en retenue

ira sachs

Autre sérieux prétendant au Grand prix du festival du cinéma américain de Deauville, “Brooklyn Village” d’Ira Sachs réussit à raconter une histoire simple et néanmoins profondément émouvante : celle d’une amitié entre deux jeunes adolescents de milieux différents, une amitié mise à mal par le monde des adultes.

 

Le cinéaste new yorkais, habitué de Deauville, il a notamment présenté son précédent long-métrage “Love is Strange“, en 2014, explique qu’il s’est inspiré du cinéaste Ozu pour raconter les petits détails de la vie ordinaire qui jouent pourtant un rôle déterminant. Robert Bresson est une autre influence. Ses deux jeunes comédiens, Theo Taplitz et Michael Barbieri, ont été choisis, justement parce que le premier, lunaire et discret paraît être issu d’un film de Bresson tandis que le second, impulsif et spontané, correspond davantage aux films de Scorsese.

 

 

"Brooklyn Village", d'Ira Sachs.
"Brooklyn Village", d'Ira Sachs.

 

A l’écran, l’alchimie entre les deux enfants est évidente, ce qui rend la séquence finale, sur le thème de la perte, d’autant plus émouvante. Quel plaisir également de retrouver la comédienne britannique Jennifer Ehle (Raison et Sentiment, version BBC), bien trop rare. Sans emphase ni effets superficiels, et avec un attachement profond pour tous les personnages (sauf peut être celui de la soeur du père), le film met en place un engrenage universellement fatal dès lors que la problématique économique – l’argent – vient mettre à mal la vie paisible de village, qu’il soit à Brooklyn ou ailleurs.

 



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