Love is strange : Manque d’enthousiasme pour cette chronique d’un déséquilibre social

 

"Love is Strange" d'Ira Sachs, avec John Lithgow, Alfred Molina, Marisa Tomei. Sortie en salles le 12 novembre.
"Love is Strange" d'Ira Sachs, avec John Lithgow, Alfred Molina, Marisa Tomei. Sortie en salles le 12 novembre.

Ben et Georges sont homosexuels. Après avoir vécu près de 40 ans ensemble, ils décident d’officialiser leur union dans le cadre de la nouvelle législation sur le mariage gay. Malheureusement, les conséquences ne sont pas celles espérées. Le couple se retrouve contraint de vivre séparé…

 

 

Ira Sachs, réalisateur de “Forty Shades of Blue (Grand prix du festival de Sundance en 2005), livre avec “Love is Strange”, une chronique sociale quelque peu désabusée, aux accents autobiographiques. Le cinéaste s’est récemment marié avec son compagnon, mais à l’inverse de ses personnages, il est en capacité de vivre pleinement son histoire d’amour. Le sujet est d’actualité, en revanche les thèmes sont intemporels : la peur de la différence , les difficultés de la vie en communauté, les troubles de l’adolescence, la place de l’art dans notre quotidien, les relations familiales pas toujours simples. Le film parle même du développement durable!

 

 

John Lithgow et Alfred Molina.
John Lithgow et Alfred Molina.

 

Ira Sachs cite Maurice Pialat et notamment ses deux films “A nos amours” et “Loulou”, comme influence principale dans le traitement de son dernier film. La comparaison semble hasardeuse, même si le réalisateur montre un goût pour le naturalisme et un rythme narratif temporisé, pour ne pas dire ennuyeux. Le scénario n’échappe malheureusement pas à certains poncifs : l’église qui décide de mettre un terme au contrat de Ben en qualité de chef de choeur, du fait de son mariage, l’adolescent rebelle qui éprouve des remords, la maladie qui guette un personnage-clé, etc.

 

 

On retiendra surtout la prestation convaincante des deux comédiens principaux, John Lithgow (”L’esprit de Caïn”, “Dreamgirls”) et Alfred Molina (”Frida”, “Spiderman 2″), tous les deux très à l’aise dans des rôles pas évidents. Une spectatrice, à côté de moi lors de la projection en compétition au festival du cinéma américain de Deauville, a résumé le sentiment que l’on éprouve en les voyant : “Ils sont mignons tous les deux”.

 



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