Les Recettes du Bonheur : hymne à la diversité qui dégouline de bons sentiments

 

"Les Recettes du Bonheur, de Lasse Hallström, avec Helen Mirren, Manish Dayal, Charlotte Le Bon, Om Puri. En salles le 10 septembre.
"Les Recettes du Bonheur, de Lasse Hallström, avec Helen Mirren, Manish Dayal, Charlotte Le Bon, Om Puri. En salles le 10 septembre.

Le public du centre international de Deauville Anne d’Ornano a manifestement adoré le film “Les Recettes du Bonheur”, présenté en avant première, samedi soir, dans le cadre du 40e festival du film américain de Deauville. Les trois comédiens présents, Helen Mirren, Charlotte Le Bon et Manish Dayal, ont eu les honneurs d’une standing ovation, à l’issue de la projection. Sans doute, faut-il y voir un cri du coeur général en faveur de ce que les Américains appellent un “feel-good-movie”, un film léger et optimiste qui contraste avec ces crises (économiques, politiques, etc.) pesantes dont les médias nous abreuvent à longueur de journée.

 

L’intrigue : Hassan Kadam (Manish Dayal) arrive avec sa famille indienne dans un petit village de Provence pour ouvrir un restaurant. Sur place, il se heurte à Mme Mallory (Helen Mirren), patronne d’un restaurant étoilé, qui fait tout pour les empêcher de fonctionner. Il rencontre aussi l’amour en la personne de Marguerite (Charlotte Le Bon), “sous-chef” employée de Mme Mallory, qui partage sa passion pour la cuisine, toutes les cuisines.

 

 

Helen Mirren dans "Les Recettes du Bonheur".
Helen Mirren dans "Les Recettes du Bonheur".

 

Alors, oui, le message est louable (pour ne pas dire convenu) : la nourriture est l’épice de l’amour qui réveille les souvenirs. L’hymne à la diversité et à la tolérance à travers l’éloge de la cuisine, est évident (sinon appuyé). Les acteurs sont beaux à l’écran, notamment le couple la Québécoise Charlotte Le Bon – l’Américain d’origine indienne Manish Daval qui fonctionne plutôt bien en dépit de toutes ces scènes bourrées de clichés imposées par le scénario.

 

La star britannique Helen Mirren (oscarisée pour son rôle de l’Elisabeth II, dans “The Queen” de Stephen Frears) et l’acteur indien Om Puri en font des tonnes mais, après tout, pourquoi pas? On s’amuse de les voir se faire la guerre puis se courtiser tels de grands enfants. Reste que ce nouveau long-métrage signé du réalisateur de “Gilbert Grapes” se limite à un plaisant divertissement, prévisible, dégoulinant de bons sentiments et totalement irréaliste.

 

Un peu comme il avait déjà fait avec “Le Chocolat”, Lasse Hallström nous livre une représentation carte postale de la France excessivement romantique – les décors et paysages sont magnifiques, c’est sûr ! – mais malheureusement, bien trop réductrice, lisse, surannée, voire ridicule (à l’image du rôle de glouton réservé à Michel Blanc, mais quelle idée!).

 



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