Carol : Rooney Mara désarmante d’émotion contenue

"Carol" de Todd Haynes. Avec Cate Blanchett, Rooney Mara, Kyle Chandler.
"Carol" de Todd Haynes. Avec Cate Blanchett, Rooney Mara, Kyle Chandler.

Si le film avait été baptisé “Thérèse” au lieu de “Carol”, il aurait gagné en subversion sans perdre de sa force romanesque. Le prénom de la fameuse sainte associé à une histoire d’amour transgressive dans l’Amérique puritaine des années 50, voilà qui aurait fait parler. Peut-être même les frères Coen lui aurait-il décerné la Palme d’Or lors du dernier festival de Cannes. Le jury a préféré “Dheepan” mais a salué, à juste titre, la performance extraordinaire de Rooney Mara.

Non, elle n’interprète pas le rôle titre. Ce privilège revient à la star britannique Cate Blanchett dont la carrière a été relancée par Woody Allen et son pétillant “Blue Jasmine” (2013). Carol Aird, la quarantaine, est une bourgeoise aux tenues extravagantes, une mère aimante et une épouse en rupture. Son apparence et sa manière d’être en public évoquent à la fois Cruella des “101 Dalmatiens” et un travesti qui se donne beaucoup de mal pour paraître très féminine. Le mix peut sembler curieux. Mais ce qui compte c’est le contraste absolu avec l’autre protagoniste, la discrète et innocente Thérèse interprétée par l’actrice caméléon, Rooney Mara.

On l’avait découverte, l’espace de quelques minutes mais ô combien essentielles, dans “The Social Network”, en 2010, dans le rôle de la jeune femme qui largue Mark Zuckerberg. Ce dernier ayant eu l’idée de créer Facebook pour se venger d’elle.

Rooney Mara dans "The Social Network" de David Fincher.
Rooney Mara dans "The Social Network" de David Fincher.

Puis, elle a étonné le monde entier en reprenant le rôle de Lisbeth Salander, après Noomi Rapace, dans l’adaptation américaine de “Millenium” signée David Fincher. Sauvage, distante, sexy, imprévisible et inquiétante, sa version de Lisbeth était impossible à cerner tant il reflétait de facettes différentes. La mise en scène hyper nerveuse de Fincher accentue cette sensation de volatilité du personnage.

millenium

Todd Haynes – le réalisateur trop rare de “Loin du Paradis” et de “I’m Not There” son dernier avant “Carol” (2006) – transforme l’actrice new-yorkaise de 30 ans en jeune fille bien sage (coiffure d’écolière avec la frange et le serre tête, pas de maquillage) et discrète. Elle dit oui à tout et se laisse porter par une vie banale entre son job de vendeuse dans un magasin de jouets à New York et un jeune homme, Richard qui répète à l’envie qu’il l’aime et qu’il veut l’épouser.

Après un long plan fixe sur une grille symbole d’obstacle et d’interdit, le film démarre sur un passage-clé de l’intrigue. Evidemment, on ne le sait qu’une fois la boucle bouclée. Mais là où le scénario se montre malin c’est dans sa façon de nous raconter une histoire différente de celle que l’on s’attendait à voir. “Carol” est en réalité moins l’histoire d’un amour interdit (lesbien) au regard des codes sociaux et moraux d’une Amérique puritaine, qu’une étude de l’émergence du sentiment amoureux avec ses conséquences : comment il transforme l’individu de l’intérieur ainsi que son rapport aux autres en bien ou en mal. Cette épreuve initiatique concerne bien sûr la jeune et naïve Thérèse qui découvre la puissance de ce sentiment pour la première fois. Mais, elle affecte en réalité aussi Carol, la femme d’expérience, ainsi que le prouve le dénouement.

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Nonobstant l’exubérance du personnage-titre, le ton du film, avec un travail remarquable sur la photographie, est bien plus à l’image du trouble intérieur de Thérèse : contenu jusqu’au seuil de l’implosion. Il suffit d’observer les yeux de Rooney Mara pour comprendre et ressentir le séisme émotionnel enfoui de son personnage.

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A l’inverse, Carol, plus extravertie, semble plus difficile à cerner… jusqu’au dénouement final. Femme émancipée, y compris sexuellement, Carol voit-elle en Thérèse une proie facile ? Ce flirt tout en non dit mais aux intentions clairement sexuelles, n’est-il qu’un jeu pour Carol? Une tentation d’autant plus alléchante qu’elle est interdite par les hommes ? Ou bien est-ce plus profond et donc plus dangereux encore? Car Harge, son mari, incarné  avec justesse par Kyle Chandler (”Zero Dark Thirty”, “Le Loup de Wall Street”), est bien déterminé à ne pas laisser partir son épouse. Et pour cela, il appuie là où ça fait mal (la garde de leur enfant).

Qu’elle le veuille ou non, Carol ne peut s’extirper sans heurts de la réalité pour partir vivre un conte de fées avec Thérèse. Alors, plus qu’un film d’amour, “Carol” est, à mon sens, un vibrant hymne à la liberté (de choisir ou pas).

“Star Wars – The Force Awakens” : Deux révélations qui ne suffisent pas à avaler la déception

 

"Star Wars - The Force Awakens, de JJ Abrams. Avec Daisy Ridley, Harrison Ford, John Boyega, Oscar Isaac, Carrie Fisher, Mark Hamill.
"Star Wars - The Force Awakens, de JJ Abrams. Avec Daisy Ridley, Harrison Ford, John Boyega, Oscar Isaac, Carrie Fisher, Mark Hamill.

Mieux que la saga originale, disent certains? Certainement pas! Mais, “Star Wars – The Force Awakens” a le mérite de nous faire oublier la trilogie “Phantom Menace”, “Attack of the Clones” et “Revenge of the Siths” qui avait tant irrité les fans de la première heure dont je fais partie.

 

L’un des handicaps du film de JJ Abrams, c’est qu’il n’est pas à la hauteur de sa bande annonce.

 

Composée avec un sens aigu de la montée en puissance émotionnelle, chacune de ses visions provoque la chair de poule. On ne pouvait qu’ espérer ressentir le même frisson de plaisir devant le long-métrage final de 2 h 16. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

 

La faute revient, peut-être, d’abord, à un scénario beaucoup trop calqué sur ses modèles.

Le robot livré à lui même sur une terre désertique qui trouve refuge auprès de la protagoniste, déjà vu! Au début de “A New Hope”, C3PO et R2D2 échappent à l’empire et font la rencontre de Luke Skywalker dans le désert de Tatooine. Cette fois-ci, c’est le robot BB8, fuyant le Premier Ordre, qui est recueilli par Rey, sur la planète désertique Jakku. BB8 comme R2D2, sont porteurs d’un document essentiel mais pas immédiatement compréhensible que convoitent les méchants (le message de la princesse Leia à Obi Wan Kenobi dans le film original et, dans le nouveau, c’est une carte censée conduire jusqu’à Luke Skywalker qui au début du film a mystérieusement disparu aux confins de la galaxie). On notera au passage que Luke, chez JJ Abrams, présente la même apparence physique et vestimentaire qu’Obit Wan.

 

star wars kylo ren

 

Citons, tout le passage autour de la mission de sauvetage de Rey prisonnière sur la nouvelle Etoile Noire. On croirait un remake de l’originale, quarante ans plus tôt, lorsque Luke, Han et Chewie entreprennent de secourir Leia. Les scénaristes n’hésitent pas à rejouer le face à face mythique entre Luke et Darth Vader dans LE chef d’œuvre de la saga, “The Empire Strikes Back”.  La nouvelle version de la scène est non seulement invraisemblable, elle est aussi très mal jouée!

 

Et que dire du schéma final identique à celui du film précédent? Dans l’épisode VI “Return of the Jedi”, Han, Chewie et Leia ont pour mission de désactiver le bouclier protecteur de l’étoile noire, installé sur la planète Endor. Ils sont aidés dans cette tâche par les Ewoks, on s’en souvient… (soupir). Eh bien, dans l’épisode VII “The Force Awakens”, c’est exactement la même mission qui est confiée à nos héros. Coup sur coup, même à trente ans de décalage, c’est un peu se foutre de la gueule du monde, non? Et puis, dans cette partie finale, tout va très vite, trop vite pour que l’on ait le temps d’être réellement impliqué avec les personnages. On reste à la porte, simple observateur, froidement détaché, voire indifférent à ce qui se passe sous nos yeux.

 

Pour continuer sur le coup de gueule, quelle est l’intérêt de confier à Gwendoline Christie, l’excellente interprète de Brienne of Tarth de la série culte “Game of Thrones”, un rôle aussi tarte? Quant au pauvre Oscar Isaac, l’acteur remarquable de “Inside Llewyn Davis” et “Ex Machina”, le film démarre avec lui, puis lui fait subir un numéro de volatilisation-réapparition parfaitement artificiel et préjudiciable, vu qu’aucune consistance ne lui est par la suite accordée.

 

Star Wars 3

 

Carrie Fisher, Max Von Sidow, Mark Hamill sont au générique mais, à l’écran, leur temps de présence est anecdotique.

Du côté des méchants, patatra! Darth Vader junior (Kylo Ren), interprété par Adam Driver (de la série “Girls”), agace autant qu’un sale gosse capricieux et hystérique. Les généraux du Premier Orde sombrent dans la caricature. Quant au grand méchant censé les gouverner tous, il se résume en un hologramme… de Voldemort! Star Wars qui cherche l’inspiration chez Harry Potter, on aura décidément tout vu.

 

star wars 2

 

Alors pour ne pas voir le vase qu’à moitié vide, on applaudit chaleureusement le choix d’une jeune inconnue anglaise, fascinante de charisme et d’aisance à l’écran pour interpréter l’héroïne, Rey. Daisy Ridley l’une des deux révélations majeures du film. Elle n’est pas sans rappeler Keira Knightley, la fraicheur en plus. Son duo avec le jeune comédien britannique John Boyega fonctionne plutôt bien dans la première partie du film. L’humour domine leur relation naissante.

Malheureusement, dans la seconde partie, elle finit par s’engluer dans les clichés et l’artificiel, dès lors qu’une pseudo relation romantique pointe son nez et que l’intrigue se prend trop au sérieux.

 

Bien plus que John Boyega, donc, la seconde révélation remarquable du film s’appelle BB8, un mélange de R2D2 et de Wall-E. Comme pour le petit robot de Pixar, on craque devant cette boule de ferraille d’une intense sensibilité et expressivité. Saluons le travail admirable de la mise en scène pour parvenir à un tel miracle sur l’écran.

Le travail photographique est tout aussi impressionnant, avec des paysages extraordinairement esthétiques et des décors qui, au moins dans la première partie sur Jakku, servent fort bien les scènes d’action, et notamment celles de poursuites entre vaisseaux spatiaux.

 

Et puis, on ne peut que se réjouir de la place donnée à Harrison Ford dans le rôle de Han Solo. Bien plus à l’aise dans son rôle de héros vieillissant que dans le dernier Indiana Jones, l’acteur est manifestement heureux d’être là et son plaisir est communicatif. Quel dommage, dans ces conditions, d’avoir gâché sa sortie de scène.

 

star wars 3

Spectre : Un Bond qui lorgne trop du côté de Mission Impossible… sans l’humour!

 

"Spectre" de Sam Mendes, avec Daniel Craig, Léa Seydoux, Christoph Waltz, Ralph Fiennes, Ben Whishaw, Naomie Harris.
"Spectre" de Sam Mendes, avec Daniel Craig, Léa Seydoux, Christoph Waltz, Ralph Fiennes, Ben Whishaw, Naomie Harris.

L’attente n’était peut-être pas aussi grande que pour “Le Réveil de la Force”, mais après le formidable “Skyfall”, on ne pouvait qu’espérer une nouvelle réussite avec “Spectre”. Daniel Craig retrouve le même réalisateur, Sam Mendes. Léa Seydoux et Monica Bellucci ont été choisies pour incarner les James Bond girls. Christoph Waltz joue le grand méchant. Sur le papier, rien à redire.

 

Le résultat à l’écran est mitigé. D’abord les bons aspects : le célèbre générique au barillet ensanglanté marque son grand retour depuis plus de dix ans. La scène d’ouverture à Mexico, techniquement époustouflante, restera dans les annales de la saga. Le plan séquence en mouvement est un contre-pied bienvenu à l’habituel montage épileptique. Le scénario est loin d’être parfait, mais il présente l’intérêt de vouloir boucler la boucle des épisodes précédents avec Daniel Craig, en faisant le lien entre les différents “baddies” (du Chiffre de “Casino Royale” à Silva de “Skyfall”, en passant par Vesper Lynd). Et puis, les fans qui ont absolument tout vu de James Bond se délecteront des nombreuses autocitations et références aux classiques des années 60 : “Doctor No”, “From Russia with Love”, voire même “You only live twice” avec la base secrètement cachée dans un pseudo cratère au milieu du désert.

 

spectre 1

 

En revanche, les motifs de déception sont nombreux. Passons sur la chanson tout simplement inaudible, pour évoquer surtout cette impression dérangeante que le film cherche à imiter une autre franchise d’espionnage : “Mission Impossible”. En particulier Le cinquième film, “Rogue Nation” vu en salles l’été dernier.

Bond comme Ethan Hunt interprété par Tom Cruise se retrouve lâché par ses supérieurs, à la fois traqueur et traqué, face à une organisation secrète très efficace. Hunt et Bond s’appuient sur une équipe non officielle d’amis, parmi lesquels un expert britannique en informatique : Benji (Simon Pegg) chez Tom Cruise et Q (Ben Whishaw) chez Daniel Craig. Entre “MI” et “MI 6″, c’est un peu bonnet blanc et blanc bonnet.

 

A une exception près : là où “Rogue Nation” excellait dans l’art de l’autodérision, l’humour semble avoir déserté  007 dans “Spectre”. En hélicoptère, en voiture ou en avion, les scènes d’action se veulent toujours plus spectaculaires. Elles le sont. Mais, là encore, cela sent la surenchère gratuite, sans doute dans le but de vouloir rivaliser avec la fameuse séquence d’ouverture de “Rogue Nation” montrant Tom Cruise accroché à la carlingue d’un avion en train de décoller.

 

Autre attente déçue, Monica Bellucci est réduite à une apparition éclair totalement dénuée d’intérêt. Quant à Léa Seydoux, la pauvre, affublée d’un jeu de nom proustien peu inspiré (son personnage s’appelle Madeleine Swann), n’a pas grand matière à travailler. Son personnage est aussi peu mystérieux que le grand méchant du film. Mise à part une entrée en scène remarquée dans le train, serrée dans une robe moulante très sexy, l’actrice française n’émoustille, ni n’émeut véritablement. En “side-kick” au féminin, on préférera largement la brune Rebecca Ferguson dans “Rogue Nation” qui combinait érotisme, ambiguïté et dangerosité.

 

spectre 2

 

Le grand problème du scénario réside dans son dispersement. “Skyfall” se concentrait sur les personnages de Bond et de M qui, jamais jusque-là, n’avait suscité un tel degré d’empathie. “Spectre” tombe dans les travers de la superficialité en multipliant les personnages secondaires (Moneypenny, Q, le nouveau M, Mister White…) sans jamais leur accorder la place suffisante pour évoluer, voire exister. Et là où “Skyfall” avait réussi à mettre en avant les failles et faiblesses de Bond, “Spectre” revient malheureusement au super-héros infaillible et donc, de fait, ennuyeux. Le spectre de la défaite, comme disait James dans “Thunderball”.

Irrational Man : questions de regard

 

"Irrational Man" de Woody Allen, avec Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey.
"Irrational Man" de Woody Allen, avec Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey.

 

Objectivement, pour ne pas dire rationnellement, le scénario du dernier film de Woody Allen, “Irrational Man”, emprunte, dans sa deuxième partie, un chemin bien trop balisé pour surprendre les cinéphiles. Notamment les fans de Hitchcock. L’idéal, comme souvent, serait de découvrir ce long-métrage avec un regard vierge, sans aucune donnée de départ quant à l’intrigue.

 

Ceci dit, le point de départ est fort intéressant : quel est le sens de nos vies? Ne rêve-t-on pas tous, plus ou moins intérieurement, d’accomplir une grande action, de celles qui marquent l’histoire ou tout du moins qui font preuve d’un grand courage? Ces interrogations dignes d’un film de superhéros trouvent une réponse bien plus subversive chez l’auteur de “Match Point”.

 

 

Joaquin Phoenix et Parker Posey.
Joaquin Phoenix et Parker Posey.

“Irrational Man” (L’Homme irrationnel) c’est Abe Lucas, un quadra dépressif, alcoolique et bedonnant, interprété avec une retenue inhabituelle et bienvenue par un Joaquin Phoenix à l’immuable charisme félin.

Abe débarque dans la petite université de Braylin (ville imaginaire) pour enseigner la philosophie. Enfin, si l’on peut dire car, d’une façon totalement désabusée, il ne cesse de dénigrer les arguments des maîtres, de Kant à Kierkegaard. Le grand problème d’Abe est qu’il a perdu toutes raisons de vivre et la philosophie ne lui est plus d’aucune aide.

 

La bonne idée, génératrice de comédie, a été de faire de ce loser impuissant et suicidaire, un sex symbol malgré lui. Les étudiantes et les profs semblent toutes éprises de lui avant même de l’avoir rencontré. Et, lorsqu’elles se trouvent face à lui, c’est comme si elles étaient aveuglées par sa réputation d’intellectuel génial, rebelle et séducteur. Ce qu’il n’est absolument plus désormais. Le ventre de Joaquin Phoenix n’est peut-être pas aussi proéminent que celui de notre Gégé national, dans “The Valley of Love” de Guillaume Nicloux, il n’en demeure pas moins dérangeant d’abord, fascinant ensuite. Lui en tout cas, a l’air de s’en ficher, comme tout le reste.

 

 

Emma Stone.
Emma Stone.

Parmi les groupies, Rita, la prof de sciences interprétée par Parker Posey (icône du cinéma US indépendant que l’on est heureux de revoir). Elle ne rêve que de quitter son mari pour s’enfuir avec Abe en Espagne et y vivre une folle histoire d’amour. Et puis, il y a Jill, l’étudiante intellectuelle, aux yeux magnifiques qui mangent son visage. Après sa formidable prestation de médium dans le délicieux et enthousiasmant “Magic in the Moonlight”, la comédienne Emma Stone semble être devenue la nouvelle muse de Mister Allen. A raison, elle est encore une fois épatante dans son personnage faussement naïf qui expérimente les affres de l’amour, depuis l’excitation et l’attirance sexuelle des débuts jusqu’à la cruelle déconvenue finale.

 

Les deux personnages féminins, relativement passives dans la première partie, trouvent, dans la seconde, un rôle moteur appelé à faire basculer le destin du protagoniste. Ce changement s’opère après une rupture soudaine de ton et de genre. Exit l’habituelle comédie sentimentale allenienne. Nous voici plongé dans une intrigue de film noir avec en ligne de mire ces grandes interrogations quasi philosophiques : est-il condamnable de tuer un salaud? Et d’autres du style : peut-on revivre dans la mort? Ou bien : Est-on mettre de son destin ou n’est-ce que le fruit du hasard?

 

 

Woody Allen ne se prive pas d’apporter sa réponse que l’on ne dévoilera évidemment pas ici.

Alors, oui, le scénario dans sa construction souffre de plusieurs défauts : trop démonstratif (la scène de la roulette russe, merci la subtilité! A moins de considérer qu’elle illustre l’excentricité du protagoniste qui ne cesse de se mettre en scène, jusque dans son apparence physique), trop artificiel (dans la façon dont Jill insiste pour que Abe écoute la conversation qui va le transformer à jamais), trop prévisible (l’étau qui se resserre autour d’Abe, car de crime parfait, de Renoir à Hitchcock, le cinéma n’en connaît guère).

 

Le véritable charme du film repose, une fois de plus, sur ses comédiens – le couple Joaquin Phoenix-Emma Stone fonctionne à la perfection dans une relation qui évoque la belle et la bête – et dans la mise en scène, avec plusieurs plans d’une beauté fulgurante. Je pense notamment à ce gros plan étonnant sur les yeux rouge étincelants de Joaquin Phoenix après qu’il eût commis l’irréparable. Il y a aussi ce formidable effet de déformation optique sur la silhouette d’Abe, provoqué par le reflet du soleil sur l’eau. Elle traduit visuellement – photographiquement même – une mise en lumière et la fin d’un aveuglement.

“Testament of Youth” : La beauté du visage d’Alicia Vikander

“La beauté d’Ava Gardner”, chantait Alain Souchon en 1988. La même année, une certaine Alicia Vikander venait au monde. Et vingt-sept ans plus tard, l’évidence s’impose : la jeune actrice suédoise n’a rien à envier à la star des “Tueurs” et de “La Comtesse aux pieds nus”. Quel visage!

On l’avait déjà remarqué dans l’excellente production danoise, “A Royal Affair” en 2012. La comédienne faisait alors tourner la tête de Mads Mikkelsen (”La Chasse”, “Hannibal”), au point de la lui faire perdre… littéralement! Depuis, son visage à la symétrie parfaite, à la fois fragile et volontaire, grâce, notamment, à ce nez légèrement aplati de boxeuse, a conquis le cinéma d’Hollywood. Le résultat n’est malheureusement pas toujours à la hauteur (”Le Septième fils”, “Agents très spéciaux Code UNCLE”…). En attendant de la découvrir dans le prochain Jason Bourne aux côtés de Matt Damon (on a hâte!), l’actrice illumine cette production britannique “A Testament of Youth” (”Mémoires de jeunesse”), adaptation d’un best-seller de la littérature britannique, actuellement en salles.

Avec un talent indéniable pour les langues – elle maîtrise parfaitement le danois, l’allemand et donc, ici, l’anglais-,  elle incarne avec sobriété et une émouvante sincérité, Vera Brittain, une jeune bourgeoise vivant avec son jeune frère qu’elle adore, et ses parents, dans la campagne anglaise dans les années 1910. Son tempérament affirmé finit par avoir le dessus sur la rigidité paternelle et le poids des traditions “so british” : son père lui laisse sa chance de tenter le concours d’entrée à la prestigieuse université d’Oxford alors réservée aux garçons. En parallèle, la jeune femme s’éprend d’un ami de son frère, avec qui elle espère poursuivre ses études. Mais la guerre éclate et les garçons s’engagent pour le front. Dans les rôles des garçons on trouve des visages connus : Kit “Jon Snow” Harrington dans le rôle de l’amant de Vera ou encore Taron Egerton (la révélation de l’efficace “Kingsman”).

L’intrigue est sans surprise, ce qui n’occulte en rien la puissance émotionnelle (sans tomber dans le larmoyant) de ce beau portrait de femme, tiraillée entre volonté d’autonomie (pas forcément féministe, même si elle se dit tentée par le mouvement des Suffragettes),  passion amoureuse et l’urgence (presque malgré elle) d’être utile à l’effort de guerre.

Superbement photographié, le film est entièrement au service de sa comédienne. Issu du documentaire et de la télévision, le réalisateur britannique James Kent est manifestement tombé amoureux, comme nous tous. On sent l’influence visuelle d’un Terrence Malick, avec cette caméra hyper sensuelle qui effleure la peau et en sublime le grain. Oui, incontestablement, ce film nous offre une belle occasion de “Retrouver les choses premières, la beauté d’Alicia Vikander”.

Life : Corbijn a trouvé la bonne focale grâce à son duo d’acteurs

 

Dane Dehaan, descend les marches du CID, samedi 5 septembre.
Dane Dehaan, descend les marches du CID, samedi 5 septembre.

«Ceci n’est pas un biopic.» Anton Corbijn a insisté sur ce point lors de la projection de son film “Life”, en avant-première, au festival du cinéma américain de Deauville, samedi 5 septembre. Le réalisateur néerlandais marquait ainsi son retour sur les Planches, un an après sa venue avec le thriller efficace,  “Un homme très recherché”, dernière apparition du regretté Philip Seymour Hoffman.

 

Avec “Life”, le public deauvillais espérait rencontrer la jeune star, véritable sex symbol, Robert Pattinson. Un hommage devait même être rendu en sa personne. Mais retenu sur le tournage du prochain James Gray, à Belfast, le comédien britannique s’est contenté d’adresser un message vidéo de remerciement… filmé depuis les toilettes de sa loge! Le public a bien ri, sans doute aussi, en découvrant sa longue barbe.

 

Dans “Life”, il incarne avec sobriété et conviction le jeune photographe américain, Dennis Stock. Celui-là même qui a signé dans le magazine Life, le reportage photographique sur James Dean, paru en mars 1955, quelques jours avant que ce dernier ne devienne une star internationale. Photographe professionnel lui-même, le réalisateur Anton Corbijn s’est attaché à soigner son cadre pour raconter la rencontre puis la relation étonnante pendant quelques semaines, de deux êtres marqués par le poids de la solitude, deux âmes d’artiste intransigeantes et rebelles face au diktat du monde qui les entoure (un producteur mégalo pour l’un, une ex-femme autoritaire pour l’autre), deux personnalités exceptionnelles appelées à accéder (ou à sombrer) à/dans la célébrité.

Dennis Stock (1928-2010) a été l’un des photographes emblématiques de l’agence Magnum. On ne présente pas James Dean (1931-1955), l’autre légende éternelle du cinéma, avec Marilyn Monroe.

 

 

Robert Pattinson, barbu, s'ecuse de son absence, par vidéo interposée.
Robert Pattinson, barbu, s'excuse de son absence, par vidéo interposée.

 

En s’attachant à raconter les coulisses du reportage photographique paru dans Life, le réalisateur nous donne à voir, comme en direct, la construction d’un récit, d’une histoire censée passionnée les lecteurs d’un magazine et par ricochet nous passionner nous spectateurs. Le procédé est osé mais l’objectif est atteint. Grâce, en large partie, à l’interprétation solide et souvent émouvante des comédiens. Robert Pattinson est à l’image de son appareil photo, un observateur sur le qui-vive, prêt à déclencher, mais souvent contraint à la retenue (pas de photo à table, lui lance le père de James Dean, le regard dur). Face à lui, l’époustouflant Dane Dehaan – présent à Deauville, aux côtés du réalisateur -  que l’on avait déjà repéré en adolescent homosexuel torturé dans l’excellente série “En Analyse”, en 2010. Il rayonne littéralement. Avec son visage d’ange à la Léonardo Di Caprio jeune, il apporte à James Dean un supplément de fragilité et de sensualité, au point d’entretenir une certaine ambiguïté sur la réelle nature de sa relation avec Stock. James Dean était autant attiré par les femmes que par les hommes.

 

 

"Life" d'Anton Corbijn. Avec Robert Pattinson, Dane Dehaan, Joel Edgerton, Ben Kingsley.
"Life" d'Anton Corbijn. Avec Robert Pattinson, Dane Dehaan, Joel Edgerton, Ben Kingsley.


Le rythme est malgré tout ralenti par le choix d’une bande originale jazzy un peu ronflante et le spectateur photographe se demandera sans doute comment il est techniquement possible de réussir des photos dans les conditions où elles sont prises dans le film (souvent en urgence). Mais, une chose est sûre, à la sortie de la projection, on ressent deux envies pressantes : se précipiter sur les photos de Stock et se refaire la filmo de Dean.

Dheepan : La Coudraie, décor esthétique de la Palme d’or

 

"Dheepan", de Jacques Audiard. Avec Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby, Vincent Rottiers.
"Dheepan", de Jacques Audiard. Avec Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby, Vincent Rottiers.

 

Il faut patienter environ quinze minutes avant de voir apparaître à l’écran les barres d’immeubles si reconnaissables du quartier. On ne les quittera quasiment plus, sauf à la toute fin (dommage, car l’épilogue est superflu). La Coudraie, célèbre quartier de Poissy, est bien l’autre vedette du septième long-métrage de Jacques Audiard, à découvrir en salles, ce mercredi 26 août.

 

 

L’entrée en matière est curieusement bucolique. Les protagonistes, à savoir trois réfugiés sri-lankais, un ancien soldat tamoul (Dheepan), une jeune femme (Yalini) et une fille de 9 ans (Illayaal), qui se font passer pour une famille, arrivent dans le quartier à pied, sous une allée d’arbres, sans doute en provenance de la rue de Migneaux et du centre sportif Maurice-Clerc (que l’on ne voit pas à l’écran).

 

 

Kalieaswari Srinivasan joue Yalini.
Kalieaswari Srinivasan joue Yalini.

D’ailleurs, il n’est nullement mentionné Poissy, ni même La Coudraie. Le quartier a été rebaptisé “Les Prés”. Les personnages s’attendent à vivre au milieu d’une prairie. Très vite, ils découvrent un environnement vertical et clos. A quelques exceptions près (une tentative de fuite dans une gare, une sortie dans un parc et une visite chez un bijoutier), les protagonistes évoluent en huis clos dans le décor ceinturé d’immeubles de La Coudraie. La population locale apparaît d’emblée inquiétante, voire menaçante. Il faut montrer patte blanche pour pénétrer dans le quartier (les sacs sont systématiquement fouillés comme dans un aéroport) et, une fois à l’intérieur, respecter des règles de comportement qui ont pour seul but de ne pas perturber le trafic de stups local.

 

 

Attention, “Dheepan” n’est pas un film de gangsters. Le réalisateur plante simplement un décor. C’est ce qu’il répète dans chacun de ses entretiens, depuis qu’il a obtenu pour ce film la palme d’or au dernier festival de Cannes. Et c’est effectivement ce que l’on ressent en le visionnant. En adoptant systématiquement le point de vue des réfugiés protagonistes, le spectateur est également exclu de la vie des trafiquants. Ils restent à l’état d’ombres, menaçantes certes, mais désincarnées. Les Pisciacais diront qu’Audiard a fait resurgir les fantômes du passé trouble de La Coudraie.

 

 

Vincent Rottiers ("Les Diables", "Renoir") incarne le chef de gang, Brahim.
Vincent Rottiers ("Les Diables", "Renoir") incarne le chef de gang, Brahim.

 

La réussite du film tient dans sa concentration sur la psychologie et les relations entre les trois membres de la famille factice sri-lankaise. Porté par le charisme et l’interprétation sans faille des trois comédiens, Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan et Claudine Vinasithamby, “Dheepan” suscite chez le spectateur une puissante empathie. On peut aussi souligner le travail de mise en scène, de photographie et de lumière visant à apporter à La Coudraie une dimension esthétique extraordinaire.

 

Les plans filmés à la grue qui s’élève au-dessus des barres d’immeuble donnent l’impression vertigineuse de nous envoler. On devine au loin les bâtiments du quartier Beauregard, en revanche on ne voit jamais ceux en construction dans le cadre de l’opération de rénovation urbaine. Audiard est aussi très fort lorsqu’il filme les cages d’escalier. On pense à cette scène simple mais intense qui montre Yalini gravissant les marches jusqu’au 9e étage du bâtiment G. L’ambiance alterne entre pénombre inquiétante et éclats soudains de lumière et de bruit (aboiement) qui font sursauter. Idem pour l’ascension finale de Dheepan, qui, elle, se déroule dans une atmosphère brumeuse et fantastique.

 

A maintes reprises, le cinéaste nous entraîne avec ses personnages dans les sous-sols puis sur les toits de la Coudraie. Ce jeu de la verticalité se décline avec des scènes en pied d’immeuble filmées en plongée depuis le sommet et inversement, car le danger surgit aussi des toits ; ou bien les yeux levés vers le ciel pour admirer un feu d’artifice tiré au coeur du quartier.

 

 

La Coudraie, c’est aussi son école. Le film s’y attarde à plusieurs reprises, avec pour cadre la cour, une salle de classe, un couloir… Mais c’est surtout dans l’intimité des appartements (certes délabrés) de La Coudraie qu’Audiard développe ses thèmes fétiches (l’intégration sociale, la capacité à rebondir…) et filme avec délicatesse et sensualité, ce qui le motive par dessus tout, l’érotisme lié au sentiment amoureux.

 

Finding Westeros : Ulster is coming (end)

Dernière étape dans le county Down, près de Downpatrick puis de Newcastle. Je n’ai pas eu la possibilité de me déplacer jusqu’à Belmore Mountain et aux Marble Arch Caves (dont Pollnagollum Cave), dans le county Fermanagh, où ont été tournées plusieurs scènes, dont celles avec de l’affrontement entre The Hound et Beric Dondarrion :

Castle Ward (Donwpatrick)

Contrairement à Shanes Castle à Randalstown, l’entrée à Castle Ward (Downpatrick) est payante. A l’accueil, des jeunes (sans doute des étudiants embauchés pour l’été) vantent les mérites de la propriété en lien avec la série. La cour de la ferme transformée à renfort d’effets numériques est devenue la cour de Winterfell dans la première saison.

 

 

The Stark family greets King Baratheon and his family at Winterfell (season 1).
The Stark family greets King Baratheon and his family at Winterfell (season 1).
Winterfell courtyard as seen in the show.
Winterfell courtyard as seen in the show.
Winterfell courtyard without the digital effects.
Winterfell courtyard without the digital effects.

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Réservé à ceux qui payent le "Winterfell Tour", cet espace permet de revivre la scène de Bran apprenant à tirer l'arc dans le premier épisode de la première saison.

A Castle Ward, on trouve aussi Audley’s Castle qui est utilisé dans la saison 3 : c’est là que Robb en guerre avec les Lannisters organise son camp et retrouve Talisa (PS : lien vers une très intéressante théorie sur le véritable rôle de Talisa)

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Robb's camp at Castle Ward.
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Audley's castle can be seen in the back.

audley's castle 1

audley's castle 2

audley's castle 3

audley's castle 5

Strangford Lough qui borde Castle Ward est le décor du Trident. Il manque juste le pont qui a été créé numériquement.
Strangford Lough qui borde Castle Ward est le décor du Trident. Il manque juste le pont qui a été créé numériquement.
Crossing the Trident.
Crossing the Trident.

Une autre séquence fameuse tournée à Castle Ward :

 

 

Brienne et Jamie découvrent des corps pendus à un arbre dans season 2 épisode 10.
Brienne et Jamie découvrent des corps pendus à un arbre dans season 2 episode 10.

quick death 2

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Plus de photos de Castle Ward ici.

Inch Abbey

A Downpatrick, les ruines d’Inch Abbey (XIIe et XIIIe siècles) sont nettement visibles dans cette scène qui marque l’annonce à Lady Catelyn de la mort de Ned Stark dans la première saison.

 

 

Lady Catelyn at Inch Abbey.
Lady Catelyn at Inch Abbey.

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Pendant ma visite à Inch Abbey, un groupe de touristes a débarqué en car, arborant des tenues directement inspirées de la série : celle des Starks. Ils faisaient partie des nombreux “Game Of Thrones Tours” qui sont aujourd’hui proposés en Irlande du Nord.

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Tollymore Forest Park (Newcastle)

Non loin de Downpatrick, le parc forestier de Tollymore (Tollymore Forest Park), sur la commune de Newcastle (county Down) fait également l’objet de visites guidées (payantes) pour les fans de la série.

En demandant à l’accueil, on apprend déjà où la production a tourné la scène d’ouverture du premier épisode de la première saison :

 

 

Les corps des Wildlings découverts mutilés dans la scène d'introduction du premier épisode de la première saison.
Les corps des Wildlings découverts mutilés dans la scène d'introduction du premier épisode de la première saison.

enchanted forest 6

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enchanted forest 2

On se souvient aussi de la découverte des bébés Direwolves dans la forêt, la séquence a été tournée non loin de la forêt enchantée ci-dessus, le long de la “River Trail”, au niveau du pont Altavaddy (Altavaddy Bridge).

 

altavaddy bridge 1

 

altavaddy bridge 2

 

altavaddy bridge 3

 

altavaddy bridge 4

 

altavaddy bridge 8

 

altavaddy bridge 6

 

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More pictures of Tollymore Forest Park, the River Trail here.

Finding Westeros : Ulster is coming (4)

La route vers le sud de l’Ulster par les Glens of Antrim se poursuit avec Carncastle (land of Winterfell) puis dans les terres, Slemish Mountain avec la Shillanavogy valley (Dothraki sea).

Carncastle

Le village près de la mer est vite traversé. L’essentiel se trouve sur les hauteurs, le Knock Dhu, particularité géologique, a servi de cadre à plusieurs scènes censées se dérouler sur les terres de Winterfell. La plus mémorable est celle de la décapitation du garde de la Night’s Watch par Ned Stark dans le premier épisode de la première saison.

 

 

Le déserteur de la Night's Watch rattrapé par des soldats Stark.
Le déserteur de la Night's Watch rattrapé par des soldats Stark.
Ned Stark décapitant le garde, dans le décor du Knock Dhu.
Ned Stark décapitant le garde, dans le décor du Knock Dhu.
Knock Dhu.
Knock Dhu.
Montagne surplombant Waterfoot.
Montagne surplombant Waterfoot.

Shillanavogy Valley (Slemish Mountain)

Dans la première saison, cette vallée enherbée située au pied de la montagne Slemish (entre Larne et Ballymena) représente les steppes du peuple Dothraki (Dothraki sea).

shillanavogy valley 1
A droite : Visarys Targaryen et Jorah Mormont dans la Shillanavogy valley.
Daenarys and the Dothraki in the Dothraki sea (season 1).
Daenarys and the Dothraki in the Dothraki sea (season 1).
Shillavanogy valley vue depuis le sommet de Slemish Mountain.
Shillanavogy valley vue depuis le sommet de Slemish Mountain.
shillanavogy valley 3
Shillanavogy valley et en arrière plan Slemish mountain.

shillanavogy valley 4

Magheramorne Quarry

Quasiment invisible depuis la route qui mène de Larne à CarrickFergus sur l’A2, la carrière de Magheramorne (Magheramorne quarry) qui sert de lieu de tournage pour la plupart des séquences de Castleblack et du Wall, est gérée par le groupe Lafarge. On la distingue nettement mieux (mais de plus loin) depuis Island Magee.

wall game of thrones
The Wall.

magheramorne quarry 1

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On distingue les bâtiments et le monte-charge de Castleblack le long du mur blanc.

Shanes Castle (Randalstown)

Au nord ouest de la ville d’Antrim, Randalstown abrite le domaine de Shanes Castle, ouvert gratuitement au public.

Les ruines du château ont notamment servi pour les scènes de Ned Stark prisonnier du donjon. Le tournoi organisé par Robert Baratheon avec la joute entre The Mountain et Loras Tyrell dans la première saison est filmé dans le parc du château.

ned stark dungeon
Ned Stark locked in the dungeon at Shanes Castle.
Shanes Castle.
Shanes Castle.

shanes castle 2

Loras Tyrell à cheval affronte The Mountain.
Loras Tyrell à cheval affronte The Mountain.

Surtout, on identifie le pont sur lequel s’affronte Jamie Lannister et Brienne of Tarth dans la saison 3 (épisode 2).

 

jamie and brienne 2
Brienne of Tarth en garde.
Swordplay between Jamie and Brienne.
Swordplay between Jamie and Brienne.

bridge shanes castle 1

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bridge shanes castle 4

bridge shanes castle 5

bridge shanes castle 2

D’autres photos du pont avec notamment une course de voitures anciennes ici.

Moneyglass Estate (Toomebridge)

Propriété privée située entre Toome et Moneyglass (county Antrim), Moneyglass Estate est privilégiée par la production à partir de la saison 3 pour tourner notamment le fameux épisode du Red Wedding et la fuite d’Arya. Le site est bien gardé et inaccessible.

 

 

Arya et The Hound s'enfuient de The Twins à la fin de l'épisode du Red Wedding.
Arya et The Hound s'enfuient de The Twins à la fin de l'épisode du Red Wedding.
Moneyglass Estate.
Moneyglass Estate.

A suivre.

Finding Westeros : Ulster is coming (3)

Petit tour dans les glens of Antrim et ses liens avec Game of Thrones.

Murlough Bay

Baie située entre deux têtes Fair Head et Torr Head, Murlough Bay sert de cadre à plusieurs reprises dans la série, notamment lors de la rencontre entre Stannis et Renly Baratheon dans la saison 2 ou bien dans la continuité de l’arrivée de Theon sur son île natale des Iron Islands.

 

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Rencontre au sommet entre Stannis et Renly Baratheon.

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Theon et sa soeur traversent Murlough Bay.

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Dans la saison 5 épisode 6, c’est Tyrion et Jorah Mormont qui se retrouvent à Murlough Bay après avoir échappé aux Stone Men. Ils sont néanmoins fait prisonniers par des pirates.

 

 

Murlough Bay dans l'épisode 6 de la saison 5.
Murlough Bay dans l'épisode 6 de la saison 5.
Les pirates font prisonniers Tyrion et Jorah.
Les pirates font prisonniers Tyrion et Jorah.
Murlough Bay.
Murlough Bay.

season 5 murlough bay

season 5 murlough bay 2

murlough bay season 5 4

Cushendun Caves

Les grottes de Cushendun (county Antrim) ne sont curieusement pas indiquées comme un site touristique. C’est sans doute pour cela que l’on n’y trouve pas de visiteurs et que l’endroit est épargné par les détritus.

Dans la saison 2, la priestess Melisander y accouche de l’ombre noire de Stannis devant les yeux paniqués de Sir Davos.

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Lady Melisander gives birth to a shadow in Cushendun caves.

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Glenarm

Ce minuscule village en bord de mer n’est pas un lieu de tournage mais il est essentiel car abrite le joaillier officiel de la série. L’entreprise Steensons a créé, dès la première saison, la couronne de Joffrey, les colliers des Lannisters, les broches des personages dont le Mockingbird de Petyr Baelish. Voici le site officiel.

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Necklace worn by Cersei Lannister.

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Hand of the King.
Tyrell brooch.
Tyrell brooch.
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Lannister brooch.
Baratheon brooch.
Baratheon brooch.
Targaryen brooch.
Targaryen brooch.
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Stark brooch.

A suivre.